Et si le mental était un joueur de l’équipe ?
Le mental d’une personne HPI, c’est un peu comme le joueur le plus rapide, le plus technique, mais aussi parfois… le plus bruyant de l’équipe. Celui qui veut prendre toutes les décisions, anticiper toutes les passes, commenter chaque action — même pendant la mi-temps !
Plutôt que d’essayer de l’éteindre ou de le mettre sur le banc, l’idée est de le remettre à sa juste place dans l’équipe intérieure. En coaching, je propose de voir le mental comme un instrument au service de la partition – non comme le chef d’orchestre. Le chef, c’est toi. Ton être global : mental, cœur, corps, intuition, émotions.
Quand le mental comprend qu’il n’est pas exclu, mais au contraire valorisé pour ce qu’il fait de mieux (analyser, structurer, inventer…), alors il cesse de prendre toute la place. Il apprend à laisser passer la balle aux autres “joueurs” : les ressentis, l’instinct, le souffle. Et là, l’équipe devient fluide, créative, puissante.
Un petit exercice que je propose : fermer les yeux, respirer, et écouter qui “parle” à l’intérieur. Est-ce une voix pressée ? Inquiète ? Critique ? Puis poser une main sur le cœur, une sur le ventre… et demander : “Et si je laissais un autre joueur s’exprimer maintenant ?”
Tu n’as pas à te battre contre ton mental. Il ne demande qu’à collaborer — à condition qu’on lui montre qu’il fait partie d’un collectif plus grand.